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Les algorithmes sont conçus avant tout pour servir des objectifs commerciaux

« En période de fêtes, l’intelligence artificielle est au cœur des grandes plateformes de commerce en ligne : recommandations personnalisées, chatbots, moteurs IA qui suggèrent des idées de cadeaux en fonction d’un profil, d’un budget ou de quelques mots-clés. Ces outils peuvent réellement simplifier la recherche et inspirer des idées auxquelles on n’aurait pas pensé seul.

Mais cette aide n’est pas neutre. Les algorithmes sont conçus avant tout pour servir des objectifs commerciaux : maximiser le temps passé en ligne, augmenter le panier moyen, encourager les achats impulsifs. L’IA ne se contente pas d’anticiper nos goûts : elle peut aussi contribuer à les façonner, en orientant nos choix vers une sélection restreinte de produits, parfois au détriment de la diversité, des commerces de proximité ou d’options plus sobres et responsables.

Cette logique s’appuie sur une collecte massive de données personnelles, dont les utilisateurs n’ont pas toujours une claire conscience : traces de navigation, géolocalisation, réseaux sociaux, données croisées entre services… Les mécanismes algorithmiques restent en grande partie opaques, rendant difficile toute compréhension réelle de la manière dont sont construites les recommandations, ni des biais potentiels qu’elles véhiculent (stéréotypes de genre, d’âge, de niveau de vie, etc.).

L’enjeu est donc de se servir de ces outils sans leur abandonner complètement nos choix : vérifier les suggestions, se méfier de la surenchère, intégrer des critères de sobriété, de durabilité ou de soutien au local, et garder une part de décision humaine.

Dans ce contexte, il devient essentiel de former des spécialistes capables de concevoir, d’auditer et de réguler ces systèmes avec un regard critique. »

À l’UTT, le Bachelor Intelligence Artificielle forme des étudiantes et étudiants à comprendre comment fonctionnent ces systèmes, à les utiliser, tester et paramétrer de manière encadrée, et surtout à en questionner les impacts : sur les usages, les trajectoires de consommation, et plus largement, sur la société.

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